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Une rencontre squelettique [FT Hanjitime and Moussy]

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Anomalie
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Wendy
Anomalie
Sam 26 Aoû - 19:48


Une rencontre

Squelettique

Sans se faire remarquer, une petite fille pas plus haute qu'une branche mère d'un rosier se faufile dans la grande forêt de Snowdin. Ses cheveux blancs de neige et sa robe turquoise et rose brillent sous une lumière magique. Cette lueur qui berce l'Underground. Cette lueur douce et forte à la fois. La fillette passe sur les talus et franchit les troncs des conifères qui font de la forêt de Snowdin un endroit génial. Cette petite fille s'appel Wendy. Mi humaine. Mi Monstre. Elle a tout d'un Monstre. Sauf que son âme est aussi forte que celle d'un humain. Une âme clémente. Forte et digne. Mais elle a sur le crâne deux oreilles blanches touffues, et sa peau pâle est recouverte d'un pelage blanc comme du cristal. Ses yeux brûlent de la même magie que les autres Monstres. Elle est si petite et si fêle qu'on dirait qu'elle n'a que 7 ans. Pourtant elle en a 9. Ce qui n'est guère plus impressionnant. On lui dit souvent en compliment qu'elle est mignonne. Mais elle ne veut pas être une enfant mignonne, elle veut être une jeune femme accomplie et mature. Mais la vraie nature de cet enfant, peu de personnes ne la connaissent. Peu de personnes ont vu sa compassion.

Si Wendy est ici, c'est pour une bonne raison. Dans ses bois, il y a une très grosse porte. Une énorme porte. Wendy apprécie imaginer qu'il y a là-bas derrière une autre vie. Qu'il y a Amélie, qu'il y a un tout autre monde. D'autres gens, où Wendy n'aurait pas à se cacher pour ne pas rappeler aux Monstres qu'elle est une hybride. Une erreur divisée entre deux mondes.

Parfois, derrière cette porte, elle entend une personne respirer. Comme si elle attendait quelqu'un.. ? Wendy n'a jamais osé lui répondre. Elle préfère rester silencieuse, écouter, la joue collée au métal de la porte infranchissable. Parfois, elle peut se rouler en boule, l'oreille et la fourrure de son petit corps collé à la porte blindée. Parfois, elle peut entendre un immense cœur battre. Un battement rauque mais patient et aimant. Le battement du cœur de ses ruines.

Durant cet hiver là, elle c'est attardée encore un peu devant l'immense porte. Elle s'y est endormie, bottes de neige aux pieds. Elle n'avait pris ni bonnet, ni écharpe et n'avait pas de collants ou de combinaison avec sa robe. Elle entendait d'avance son père lui crier dessus.
- Wendy, tu veux être malade ?!
Dira-il à la fillette une fois qu'elle sera rentrée. Mais pour l'instant, elle n'en avait pas envie. Elle sentait le souffle derrière la porte, elle pouvait presque sentir un corps adossé à celle-ci, de l'autre côté, attendant quelque chose ou quelqu'un. Wendy s'y est endormie. Bercée. Blottie. Loin de se douter de ce qui la réveillerait.

Clique clique Quelqu'un approche. Ses os craquent. Sa démarche est lente. Elle la sent sous sa peau sur la neige. Une démarche lente, lourde. La démarche se stoppe. L'a-t-il trouvée ? Wendy ouvre les yeux et se les frotte de la paume de ses mains. Elle se lève et regarde les deux grosses orbites noires où scintillent deux petites perles blanches.

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Sans
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Mar 29 Aoû - 15:52
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Une rencontre squelettique

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Sans dormait. Encore. Toujours. Il devait jouer les sentinelles, mais il était assoupi ; il surveillait, mais les deux yeux fermés : il cherchait des humains en ronflant. Le petit squelette aux fossettes toujours marquées par son sourire immuable avait prévu de faire une pause pour aller chercher une bouteille de ketchup à se mettre sous l’os, mais emporté par sa fainéantise, il s’était résigné à y aller plus tard. Garder la forêt de Snowdin n’est pas de tout repos … Mais pour Sans si ! De toute façon, il s’en contrefichait de capturer des humains, c’était plutôt Papyrus qui en fut un fan. Son frère attendait juste son heure de gloire. Lui, c’était un paresseux, un ‘mou de la rotule’, quelqu’un qui baillait un peu plus à chaque heure passée devant son poste, à ne rien faire à part chercher une quelconque présence au préalable. C’était quelqu’un sans aucun but pour ne pas voir tout se détruire, et avoir à tout recommencer. Compréhensible. Construisez un mur, prenez plusieurs centaines de jours de travaux acharnés, puis observez-le se détruire en à peine une seconde, regardez comment tout peut s’écrouler incontrôlablement. Ici, c’est pareil, ne faire rien pour ne rien perdre.

Enfin excepté boire du ketchup et prendre des heures de sommeil à n’en plus finir.


Et se balader autour de son poste de sentinelle. Vagabonder, il aimait bien. Cela passait le temps, puisque de toute façon, il fallait bien faire quelque chose. Sans ouvrit un de ses yeux, puis le deuxième, dévoilant deux énormes orbites reflétant dans leur néant, deux pupilles de marbre. Le petit squelette remit sa tête droite, bien que sa carrure resta légèrement penchée vers l’arrière, d’une manière lasse et ennuyée. Il sortit de derrière son poste, mains dans ses poches. ‘Une bone-promenade m’fera pas d’mal.’ Le sourire de Sans s’écarta un peu plus et trembla pour laisser un léger rire passer, vis-à vis de la blague qu’il venait de faire. Il ne s’en lassera décidément jamais. D’une démarche lourde et faite cliquetis incessants, le squelette se déplaça, ses os craquant à chacun de ses pas. Il allait, il marchait, laissait le bruit lent de son allure envahir le silence qui régnait.

Quelques cliquetis plus tard, Sans était à proximité de l’immense porte qui le séparait du reste. Du mystère. Le monstre fait entièrement d’os s’approcha de la silhouette blottie devant la porte. Sans bonnet, sans écharpe, sans vêtements pour lui permettre de la préserver au chaud, juste vêtue d’une robe qui était illuminée par la lueur magique de l’Underground. L’enfant était petite, frêle, recouverte d’un fin pelage blanc, et sur sa tête, le squelette pouvait apercevoir deux petites oreilles touffues, couleur neige. Sans s’arrêta, à quelques centimètres à peine de la petite, l’observa, la détailla de ses yeux noirs et blancs. Puis la petite fille se releva, après avoir ouvert ses yeux et gommé le sommeil de son regard. Leurs regard se croisent, et le petit squelette tendit son habituelle main vers celle de l’enfant.

Gamine, tu veux te g’ler les os en restant ici ?


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Wendy
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Mar 29 Aoû - 18:42


Une rencontre

Squelettique

Dressée sur ses petites jambes, Wendy incline la tête sur le côté. Elle tend sa petite main en avant, laissant se dessiner sur ses lèvres un sourire timide. Elle place sa paume contre le Monstre squelettique. Au sens propre du terme. C'est un véritable squelette. Elle l'a déjà vu, ce squelette est célèbre dans tout Snowdin. Néanmoins... Wendy se demande si c'est un poil qu'elle sens dans sa main ou si c'est la forme circulaire attachée à ses phalanges et sa métacarpe.

Pfffffffffffffffff~

Wendy n'en crois pas ses oreilles. C'est bel et bien un bruit de pet qu'elle vient d'entendre. Un coussin péteur était caché dans sa paume de main. Elle tenta de garder un air complètement ahuri. Le fait est que... La fillette ne pouvait empêcher ses lèvres de trembler. Pourquoi Est-ce qu'elle avait envie de rire ainsi ? Ca c'est la meilleur question qu'elle c'est posé. Elle essaya de ne pas éclater de rire, en observant le petit squelette.

Un sweet à capuche bleu, qui avait l'air trop rand pour lui. Il avait l'air énorme. Mais elle voyait les épaules du vêtement s'affaisser. Elle voyait au trou de la manche que ses os étaient d'une taille... Universelle dira-t-on. Cubitus. Radius. Un bout de l'humérus. (j'aime la biologie XD) Il ressemblerait à une baguette de pain sans ses vêtements très amples. Son short noir descendait jusqu'à ses rotules, rondes et volumineuses. Tibia. Péroné. Un petit bout du fémur. Elle lâcha la main du squelette et tenta à nouveau de ne pas rire. Il perdure celui là. Devrait elle le laisser venir ? Non. Elle ne doit pas. Elle doit faire de son mieux pour suivre les pas de son père. Faire comme elle le lui a appris. Observer, analyser, garder le silence. Alors elle continua son exploration du squelette humain : le crâne avec ses fontanelles, son nez, creusé, ses deux orbites, ce sourire.

Le sourire du squelette semblait étiré et contracté en même temps. Politesse et lassitude. Elle a l'impression qu'il aimerait la voir rire à sa bague. Devrait elle laisser son fou rire se libérer ou juste dire "c'était nul~" ? Elle décide de se taire. Les yeux du squelette semblent regarder tout et rien à la fois. Les petites perles blanches reflètent des portes closent. Il sait se métriser. Il dompte ses sentiments. Porte un masque. Mais le noir intense en fond semble sans fin. Pourtant elle devrait voir des organes non ? "Ta gueule c'est magique" se dit elle en souriant un peu.

Et voilà c'est partit. Elle savait qu'elle n'aurait pas du faire cette blague à elle même. Déjà, quand on y pense, se parle à sois même c'est ridicule, mais ça aide à réfléchir, et comme ça, on se sent pas trop seule. Elle ne put se retenir de glousser.

- J-je suis Wendy.. L-la fille de.. Du détective. Dit elle un peu sans réfléchir. Elle n'aime pas ce blanc, et ses deux cristaux blancs rivés sur elle. Wendy a un tempérament timide. Beaucoup trop silencieux. Ce n'est qu'une ombre. Une ombre qui se fond dans la masse. Inconnue de tous. Une personne auquel on ne fait attention qu'en regardant du coin de l'œil. Avec deux perles bleues qui veulent absolument tout avoir. C'est son côté humain.

Son petit sourire s'amincit et fini par disparaître. Elle n'aime pas trop la compagnie qu'elle ne connaît pas. Ca l'angoisse. Comme l'idée stupide qu'ils ont tous de vouloir remonter à la surface.

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Sans
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Dim 3 Sep - 18:59
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Du haut de sa petite taille, le squelette continuait cependant d'observer la fillette. La paume de cette dernière frôla la main squelettique de Sans, et se plaça dans celle-ci. Et ils échangèrent leur poignée de main presque norma-

Pffffffffffffffffft

Le coussin péteur qui était, comme d'habitude, caché au creux de la paume du petit squelette, ne cesserait de lui offrir des réactions spectaculaires. Et Sans ne put retenir un rire, qui dépassa sans trop d'attente sa cavité buccale, et qui vint faire trembler son sourire. Le son rauque qui en sortit était, on allait le dire, original mais plutôt malaisant. Alors qu'il détaillait les expressions de visage de la fillette, il fut surpris, et quelque peu déçu, de voir quelle ne riait pas. Et bien qu'il put voir ses lèvres bouger dans un tremblement dans son air hagard et ahuri, il n'y eût pas l'ombre ni l'ouïe, ne serait-ce que d'un ricanement ou d'un soufflement de nez. Alors que les os des épaules de Sans tremblèrent une nouvelle fois de rire dans son sweet à capuche beaucoup trop ample et grand pour lui, il vit que la petite l'observait, et elle n'avait pas vraiment l'air de rester impassible. Attendez ... Elle se foutait de lui, l'un des monstres les plus connus de Snowdin ? De toute façon, l'ironie n'a jamais tué personne.

Les perles blanches résidant dans le néant de ses yeux, étaient vagues, et sans but fixe. Ses pensées revinrent sur tout autre chose ; il essayait de compter depuis combien de secondes il avait quitté son poste pour se dégourdir les rotules. Bien qu'il se fichait de s'absenter pendant un certain moment, il trouvait cela divertissant, sur le moment, de s'imaginer combien d'humains auraient déjà filé en douce sous ses yeux absents.

Le gloussement de l'être en face de Sans le tira de ses pensées, et il se prit à se demander pourquoi. Etait-ce à cause de lui ? Etait-ce parce qu'elle était plutôt lente à la détente, et qu'elle avait donc laissé un certain moment passer avant de réagir face à sa blague ?

"J-je suis Wendy.. L-la fille de.. Du détective."

Jusqu'à là, elle avait été muette, et maintenant qu'elle avait balbutié quelques mots, le squelette ne la trouvait que très peu bavarde. En même temps, que dire de plus ; bien sûr, Sans aurait probablement trouvé une blague pour effacer le blanc qui s'était installé. La fille du détective, il n'en avait pas vraiment entendu parler. Et Dieu sait que d'ordinaire, les gosses de Snowdin faisaient assez de capharnaüm pour se faire connaître, bien qu'elle eût l'air timide et introvertie.

Le squelette enfonça ses prunelles de marbre dans les pupilles bleues de la fillette, le sourire toujours sur ses absentes lèvres. Ils étaient beaux ses yeux. Ils n'étaient pas de ceux que l'on retrouve généralement chez les habitants de Snowdin, mais leur rareté semblait faire leur subjuguance. On pouvait s'y fondre, un peu comme les iris de Sans dans le liquide lisse d'une bouteille de Ketchu- Bref.

L'être entièrement fait d'os mit ses mains dans ses poches comme habituellement, et ses épaules s'affaissèrent de nouveau, son maigre poids se balançant en arrière avec lassitude. Comme toujours.

"Je suis Sans, Sans le squelette."

Il laissa un léger temps passer, au gré de sa lazytude, comme pour laisser l'information passer dans le cerveau de la fillette. Non pas qu'il la prenne pour une écervelée dénuée d'intelligence, il n'avait juste pas la foi de parler en une seule fois. Sa voix restait lasse et sans enthousiasme apparant ; en même temps, il n'était pas comme Papyrus. Non, il n'était décidément pas comme son frère, et même s'il l'aimait, cela valait mieux. Un, c'est déjà assez, deux, c'en serait presque insupportable à mon avis, pensa Sans.

"Mais j'pense que tu dois m'connaître, j'ai une bone réputation par ici."

Le squelette fit un clin d'oeil à la fillette, et l'on eût presque, pour un moment, entendu le 'Badum Tss' en fond musical.

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Wendy
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Dim 3 Sep - 19:49


Une rencontre

Squelettique

Ce jeu de mot... Le squelette n'a pas l'air d'être un être qui lui voudrait du mal. Comme à qui que ce soit d'ailleurs. Au contraire, Sans est le seul de tout Snowdin à connaître son nom. Pourtant Wendy n'est pas des plus jeune. Elle en a l'apparence, mais elle est à la fois incroyablement vieille et à la fois très jeune.

- Enchantée Sans ! Dit elle, laissant son sourire se dessiner pour de bon.

Wendy hésite. Elle sait ce qu'il y a là bas. Derrière cette porte. Mais il lui est impossible de remettre le doigt dessus. Devrait elle demandé au Monstre, pour essayer de s'en souvenir ? La fillette commence à se dire que c'est peine perdue. Il est encore un étranger après tout, bien qu'elle l'ai effectivement vu plus d'une fois se balader et trainer devant chez Grillby et avec ce grand squelette tout de rouge vêtu. Peut-elle lui faire confiance ? S'il s'avérait que non, qu'il était dangereux, de quelque manière que se soit, le géniteur de Wendy ferait passer sa colère sur tout Snowdin. "Ma fille est un être fragile, je refuse que qui que se soit y touche !" qu'il avait dit. Mais les gens ont pris ses ordres un peu trop à cœur. A moins que ça ne vienne d'elle. Tch. Fragile. Tu parles. Ce détective n'est pas aussi génial qu'on le dit.

- Je.. J'te vois souvent ici. Qu'Est-ce que tu y fais ?

Demande la fillette sans effacer son sourire. Wendy commence enfin à se détendre et à sentir son petit cœur battre normalement. Elle n'avait jamais vu le squelette d'aussi près. Elle n'avait même jamais vu un membre de Snowdin d'aussi près. Est-ce une erreur ? Elle ne se souvient plus si elle était comme ça avant. Sa mémoire lui joue des tours. Elle se perd et mélange tout.

Malgré tout, elle a envie de continuer de parler au squelette. Elle est persuadée que le grand squelette est son frère, mais elle aimerait découvrir le fameux Monstre vêtu de rouge à travers les expression de Sans. Celles-ci sont assez spéciales étant donné que son sourire ne bouge presque pas. Mais la forme de ses orbites et de son sourire changent souvent de forme. C'est un plaisir de déchiffrer un visage aussi particulier. Le squelette humain passionne Wendy, et voilà qu'il y en a un juste en face d'elle !

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Sans
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Ven 8 Sep - 19:19
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Il sourit lui même à sa blague, enfin sourire, c'est un grand mot ; il élargit sa mâchoire pour montrer ses dents plus qu'auparavant serait peut-être mieux. C'était une des choses qu'il aimait bien faire avec ses activités habituelles. Il se disait que même si sourire ne faisait pas du bien aux autres, peut-être qu'à lui cela lui ferait du bien ; et puis ce n'était pas un si gros effort que cela, il fallait juste qu'il prenne un peu sur lui pour effacer son ambiance lasse et quelque peu passive. Bien sûr, le dit Sans ne perdit pas le sourire, et s'il eût pu l'étirer encore plus, ç'aurait probablement été lorsqu'il en vit un se dessiner sur le visage de la fillette aux prunelles bleues. Il cligna des yeux pendant quelques secondes pour vérifier la véracité du fait.

Mais ... Sourire, est-ce vraiment être heureux ?

Les mains de Sans triturèrent le tissu fin de son sweat à capuche bleu, jouant avec un quelque fil qui eût pu être arraché, et qui résidait désormais dans sa poche. Ses orbites voguaient comme habituellement sur la personne devant lui, et les perles de marbre qui s'y reflètaient, continuaient de fixer sans but précis les formes, nuances et couleurs qui pouvaient composer la fillette et le paysage. Marbre, pâle, blême, clair, laiteux, crémeux, ivoirin, opalescent, lilial, immaculé, et argenté en même temps. Tout était principalement blanc. Comme les os du petit squelette et la pilosité de l'enfant, comme la neige qui surmontait sauvagement le sol et la maigre végétation qu'on pouvait y trouver.

Comme la pureté et l'innocence d'un esprit sans souillures et regrets.


"Je.. J'te vois souvent ici. Qu'est-ce que tu y fais ?"

Des paroles dites à travers un sourire, un beau sourire. Sa voix était plus sereine qu'au début de leur rencontre, et on pouvait y entendre qu'elle commençait à se détendre devant Sans. En même temps, que pouvait-il bien lui faire ? C'était le plus faible. Et puis le petit squelette n'avait aucunement l'intention de malmener un habitant de Snowdin, ou même de n'importe où. Il n'avait aucun prétexte, et surtout aucune envie de faire souffrir une quelconque personne. Il voulait juste faire sa vie au jour le jour, sur le frêle équilibre de l'Underground. Avec son frère bien sûr.

Ce qu'il faisait ... Il attendait. Tout simplement. Il restait debout à faire les sentinelles, à observer des présences passer, dénué de tout intéressement. Il n'en avait que faire d'attraper des humains, il surveillait, c'était déjà cela. Il guettait les deux yeux fermés, veillait sur la forêt tout en ronflant. Et puis, il se baladait. Souvent avec son ketchup à la main d'ailleurs. Il aimait sa routine, ses vieilles habitudes, sa manie à s'endormir au boulot alors qu'il devrait être sur ses gardes à l'affût d'un quelconque être humain.

"J'surveille."

Simple, efficace, compréhensible, non ? Pas besoin de faire de longues phrases inutiles qui pourraient se résumer en un mot. Les discours et monologues futiles, il en baillerait presque, alors il n'allait pas baratiner la gamine avec un texte de trois mètres de long s'il n'aimait pas lui-même en écouter. Sans ouvrit de nouveau les mâchoires, brisant un énième sourire pour parler.

"Si tu m'vois souvent, c'est qu'tu viens beaucoup ici ... Pourquoi ?"


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Wendy
Anomalie
Ven 8 Sep - 21:44


Une rencontre

Squelettique

Plus la fillette regarde ce squelette, plus elle analyse ses expressions et essaye de les comprendre, plus elle se heurte à un mur. Mais c'est impressionnant de voir ce sourire figé ne cesser de bouger. Mimer une autre expression. Se briser pour parler. Ses orbites qui regardent dans le vide mais qui semblent plonger dans l'immensité d'un univers de pensées et de souvenirs.

Ca lui fait penser à ses propres pensées. Ses propres souvenirs. Ceux qui s'évanouissent et disparaissent à jamais. Son disque dur est-t-il endommagé ? Ou juste trop petit pour une si longue existence ? Mi humaine. Mi Monstre. L'a-t-il deviné ? Et si c'est le cas, jouera-t-il son rôle ? En tant que sentinelle, je suppose de surveillance d'humains. Le rythme cardiaque de Wendy accélère. Mais Sans n'a pas l'air d'en avoir quelque chose à faire qu'elle soit une humaine, un Monstre ou une anomalie.

L'enfant éternelle soupire et laisse son sourire s'évanouir. S'enfuir loin d'elle avec les autres souvenirs. Si elle se concentre, elle peut les sentir être arrachés à sa mémoire.

"Si tu m'vois souvent, c'est qu'tu viens beaucoup ici ... Pourquoi ?"

L'animal sursaute. Ses prunelles forment à présent deux fentes immuables. Elle ouvre la bouche pour répondre. Puis abandonne. Elle ne se sent pas en sécurité. Pas sereine. Non. Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ce qu'elle ressent. C'est plutôt... De la lassitude. Comme las d'un quotidien monotone et oppressent. Comme si inlassablement dans son esprit tout se répétait dans un cercle vicieux.  Ca se balance à l'intérieur de sa tête. Ca s'entrechoque et ne cesse de s'agiter. Elle peine à suivre le rythme. C'est comme regarder un film d'un animal courir. Si on l'accélère encore et encore, l'animal finira par disparaître.

Elle tend le bras vers la grande porte. Les yeux toujours rivés sur ce squelette intriguant. Une image semble se former dans son esprit. Enfermée dans une boîte de Pandore. La Pandorica va s'ouvrir. Ce squelette. Ce sourire. Wendy veut découvrir le secret de ce sourire infatigable et si las à la fois. Pourtant, quand son inconscient tend sa petite main vers le Monstre, son reflet se brise. Ce n'est pas lui qui lui rend son regard. C'est une pâle imitation. Ou encore un autre Sans. Comme s'il y avait d'autres Sans. Un nombre presque infini de ce même Monstre et une seule minuscule anomalie. Et c'est stocké là dedans. Quelque part dans la mémoire de ce Monstre et de cette anomalie, qui se tiennent l'un en face de l'autre. Mais plus le jeune chat plonge pour en découvrir les tréfonds, plus elle en suffoque. Comme si ouvrir la Pendorica lui était interdit. Son cœur s'accélère encore. Toujours plus vite. Toujours à repousser les limites. Mais l'ancienne anomalie veut savoir. Elle plonge toujours plus inconsciemment dans son propre esprit. Observe sans siller ce sourire. Des taches noires commencent à se former dans son champs de vision. Des souvenirs oubliés lui brûle la rétine. Des noms. Alphys. WD Gaster. Asriel Dreemurr. Des visages. Trois squelettes. Une jeune fille de l'âge de Wendy. Le soleil. Les étoiles. Sa vue se trouble. S'agite toute seule. Son cœur bat si vite que ça la rend folle. Est-ce qu'elle invente ces souvenirs ? Ces hurlements, ce sang, ces poussières, seringues et draps tachés.

Wendy refait surface, elle est en hyperventilation. Bouge enfin ses iris bleues. La neige. La porte. Ce squelette. Sa propre main. Sa fourrure. Une légère coupure. Où c'est elle fait ça déjà ? Le sang dessus est frais. Elle réalise, sûrement pas pour la première fois qu'elle est constituée d'eau, comme une humaine. Donc de sang. Contrairement aux Monstres, si elle meure, elle ne tombera non pas en poussières mais en un tas de chaire sanguinolente.

La fillette inspire profondément et expire calmement. Puis elle sourire. Comme si rien ne c'était passé. Se demandant si ça passera ou si elle essaye de lui faire avaler une couleuvre. Elle ne sait pas si elle est restée comme ça pendant un certain temps ou non. Mais préfère faire l'impasse dessus. Frustrée de n'avoir trouvée ce qu'elle y avait cherché.

- Tu sais ce qu'il y a derrière ?

Ce sourire est faux. Cette voix fluette et ses prunelles arrondies aussi. Cette respiration paisible aussi. Même son apparence d'enfant n'est que factice. Tout chez elle n'est que mensonge. Elle n'aime pas mentir. Mais se dit que finalement, le sourire de son interlocuteur est lui aussi factice. Tout comme ses blagues.

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Sans
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Mer 25 Oct - 20:02
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Une rencontre squelettique

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Sans continuait de la scruter. Un sacré phénomène qui était devant ses yeux. Franchement, qui irait gâcher son temps à traîner par ici ? Ce n'était pas commun, pas normal pour lui. En même temps, il se fichait bien des banalités, il en voyait tous les jours. Il en était las. La gamine n'avait pas l'air dans une bonne position. Enfin, Sans n'en savait rien, mais à la voir comme ça, le souffle coupé et les yeux écarquillés, elle ne semblait pas être au meilleur de sa forme. Il continua de la scruter sans rien faire remarquer. Ce n'était pas ses affaires, lui, il s'occupait de sa propre vie, et c'était déjà beaucoup. Il se fichait que le sourire de la petite fille soit complétement factice, elle faisait ce qu'elle voulait, et ce n'était pas à lui de lui faire la remarque. Ce n'était vraiment pas le mieux placé, en effet.

"Tu sais ce qu'il y a derrière ?"

Ketchup, ketchup, me dites pas que j'ai laissé mon ketchup là-bas ! Rahh, quel idiot ... Une main farfouillant dans sa poche comme un parfait imbécile, son autre membre squelettique en lévitation près de la couture de sa manche gauche, et le tour était joué. Un acte magnifique, et une magnifique esquive de la question. Bah, il avait juste à faire comme s'il n'avait pas entendu, la morveuse goberait bien ça. C'est naïf à cet âge là, enfin j'crois, ricana intérieurement le petit squelette.

T'as pas répondu à ma question. Pourquoi tu vas pas jouer avec les autres gosses ? C'est plus intéressant que de rester ici pour parler à un tas de vieux os si tu veux mon av-

Il n'avait jamais vu ça. Enfin jamais ... Cette mioche était un monstre, pas vrai ? Alors ... Alors pourquoi était-ce cette substance écarlate qui jaillissait de sa blessure ? Les vrais monstres n'avaient pas cette réaction. Qui était-elle vraiment ? On pouvait faire avaler beaucoup de conneries à Sans vu qu'il procrastinait la plupart du temps et qu'il n'en avait rien à faire que les gens lui mentent, mais celle-là était l'équivalent de faire gober un oeuf à une mouche. Les coins de son sourire tremblèrent. Ses énormes iris bougèrent. Ses bras squelettiques vinrent reprendre leur place. Et sa voix monocorde et lasse empli l'air.

... Gamine, tu es quoi exactement ?


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Wendy
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Mer 25 Oct - 20:51


La descente

Aux enfers

Prise de court, Wendy retint un instant son souffle. Mais le relâcha aussitôt. Elle l'avait retenu trop longtemps quelques minutes plus tôt. Une nouvelles expression sur le visage du squelette. La surprise ? La seule chose de positive pour la fillette, quels que fussent ses fichus guillemets, était que cela devait détacher le squelette de sa monotonie.

- Je ne suis rien qui puisse t'intéresser Sans. Après tout, c'est toi qui te souviens d'une chose qui est sortie de ma mémoire pour une raison que j'ignore.. (les resets vont la rendre folle, c'est à cause de ça qu'elle perd la mémoire)

C'est à peine si les yeux de l'entité sont visible derrière sa chevelure blanche de neige. Wendy se sent oppressée. Elle a ouvert la Pandorica (Oui, référence à Doctor who chut). Elle n'aurait pas dû. Elle se sent lentement sombrer en enfer. Eh bien soit. Se décide-t-elle. Que la descente aux enfers m'emporte. Que j'y brûle. C'est bien là que doivent aller les gosses dans mon genre. Hein Sans ?
Wendy n'a aucune tachycardie, plutôt une bradycardie (le cœur qui bat trop lentement. Merci le cours de bio ♥️). Quelque chose c'est ouvert en elle, mais pas tout. Son esprit lutte pour se souvenir, mais c'est vain. Tant pi, elle comprend.

- Et comme il est impoli de ne pas répondre à une question qui a été rappelée, je te dirais simplement que... Hm.. Je préfère rester ici à taper la discute avec un tas de vieux os, comme tu le dis.

Elle ne sait pas pourquoi, mais elle est sincère. Ne vaudrait-t-il pas mieux mentir ? Pour mieux appréhender la situation ?

Wendy laisse ses épaules s'affaisser. A quoi ça servirait. Puisque tout va recommencer. L'enfant se rend compte que tout ce qu'elle a fait jusqu'à présent, tout ce qu'elle a aimé, elle l'a peut-être fait des centaines de fois.

- Sans. C'est la première fois qu'on se rencontre ?

C'est sorti comme ça. Sans prévenir. Ses prunelles de cristal se tournèrent à nouveau vers le squelette. La fillette frissonne. Mais elle se dit que c'est inutile. S'il l'a en effet déjà rencontrée, il ne dira rien, et se fiche éperdument de ce qu'elle pense. Elle eu soudain pitié de lui. Tellement savoir ce qu'il va se passer que son quotidien en devient monotone et sans fin. Est-ce que moi aussi j'étais comme ça, avant d'oublier ? Elle n'a pas la moindre envie de remonter à la surface. Pourtant il y a là bas sa mère et sa sœur. Mais étrangement, elle est heureuse ici. Piégée sous terre. Privée de vitamine D. Elle souhaita durant l'espace d'un instant que le dernier humain arrive. Qu'on sorte d'ici. Ou qu'il nous tuent tous. Sans exception. A moins que ça aussi, tu ne l'ai déjà vu. Son cœur se pinça en voyant le squelette voir encore et encore tout ceux qu'il aimait se faire tuer. Et ça lui arrivait à elle ? Impossible. Elle n'a aucune attache dans l'Underground. A-t-elle choisit délibérément d'oublier pour ne pas être comme Sans, justement ?

Son crâne s'incline sur le côté, un interminable panache blanc s'échappe de sa truffe. Elle attend la réponse du squelette. Même si elle est.. Littéralement en train de se transformer en glaçon, elle veut savoir.

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Sans
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Ven 3 Nov - 14:55
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Cette gamine était bien trop étrange pour que Sans passe à côté d'elle sans rien dire. Et pourtant, et pourtant, elle commençait à lui taper sur les nerfs avec ses questions qui le prenait au dépourvu. Bien sûr, ses excuses de flemmard ne le sauverait pas toute sa vie. Enfin, pas à chaque fois c'est sûr. Mais les jeunes sont naïfs. Alors là, il pouvait pipeauter autant qu'il le voudrait, en théorie, ses bobards passeraient. Et puis sinon, au diable, il n'avait de comptes à rendre à personne. Surtout à cette mioche qui, bien qu'au départ restait timide, ne savait désormais plus tenir sa langue.

Rien qui puisse l'intéresser. Tss, cette gosse avait du cran pour déblatèrer des choses pareilles. Sans se contenta de la regarder d'un oeil paresseusement, il n'avait pas envie de rentrer dans son jeu de paroles. Et pourtant, elle visait en plein dans le mille. Ses doigts osseux craquèrent silencieusement dans ses poches, alors qu'il s'efforcait de garder son énorme sourire le plus véritable possible. Quand va-t-elle arrêter de jouer les détectives ? Ah non, désolé, j'ai oublié, son père en est un. Tel père, telle fille ...

Elle préférait rester pour parler à un tas de vieux os, lui avait-elle répondu en appuyant sur le fait qu'il était impoli de ne pas répondre aux questions posées. Hilarant dans le cas de Sans qui continuait paisiblement de rêvasser alors que la fillette lui avait posé une question. S'étaient-ils déjà rencontré ? Sans le savait. Sans ne dévoilerait rien. Non. Sa froideur camouflerait sa lassitude. Il n'avait rien à dire de toute façon. Cela ne servirait à rien, comme toujours. Il continuait de la fixer. Qui sait quand il cesserait de poser ses énormes orbites noires sur elle. Son énorme sourire tremblait, sa monotie restait pourtant. Elle était comme lui, elle était lui. Coincée dans une boucle infinissable qui ne cessait de tourner. Et tout n'arrêterait jamais de se répéter. Ses mains frissonaient dans les poches de son anorak bleu. Tout était si stupide, si insensé. Il en avait la nausée. Oui, il avait envie de vomir toutes les pensées qui s'infiltraient dans sa tête. Il aurait aimé avoir une once d'ignorance en lui, une part de sa conscience faite d'innocence. Ô combien le squelette aurait-il donné pour que tout ait un sens ... Ce qu'il faisait en cet instant, ce qu'il ferait plus tard, ne servirait de toute façon plus à rien.

La boucle l'effacerait, comme elle effacerait les larmes et le sang.

Et la monotonie restait, et resterait. Perfide, cruel, son sourire l'affichait, et l'afficherait tous les prochains jours avec la même fainéantise. Combien de temps à partir de maintenant ? Le Temps était comme un hologramme, dont tous les pixels s'enlevaient un par un, pour se remettre, émettant leurs ondes diaboliques à l'infini. Mais ces pixels ne pourraient-ils pas rester où ils sont ? Ne pourraient-ils pas bouger moins rapidement au préalable ? Leurs vagues étaient d'une telle cruauté, d'un tel sadisme. Le Temps partait de sa place, laissait libre court à la vie, esquissait un aller-retour sur la grand-rue et terminait sa valse pour recommencer cette même valse, qui appuyait quelques notes d'une musique triste. Alors ... Le Temps était un danseur ? Quand tout était fini, il saluait le public, recommençait inlassablement. Et l'Horloge était immortelle, alors l'Horloge ne cesserait de valser. Le public continuait de l'applaudir, il ne savait pas. Clap, clap, clap. Vous entendez l'applaudissement des spectateurs ? Sur le coup, c'est drôle, votre coeur chauffe en voyant les encouragements. Le sien était froid.

"Morveuse, retourne jouer aux osselets et arrête de poser des questions. Ton père est détective, pas toi. Tu n'es qu'une fillette -agaçante, certes, mais une mioche quand même-, reste-le le plus longtemps possible et va importuner des gens de ton âge, pas des personnes qui ne t'ont rien demandé."

Morveuse, garde ta conscience immaculée autant que tu le peux, aurait-il pu aussi dire. Il devrait s'en aller. Elle arrêterait de lui poser des questions. Et il pourrait retourner "bosser" tranquillement, après être allé chercher une bouteille de ketchup en réserve. Un "tss" bruyant empli l'air, soufflant un filet de panache blanc. Il faisait semblant d'être énervé. Comme une vieille personne à qui l'on prend son temps. Son Temps. Que c'était ridicule. Le Temps lui échappait toujours de toute façon, pourquoi se soucierait-il de le perdre en parlant avec la fillette ? Encore, encore et toujours, encore et à jamais ce même souci du temps, qui n'en était pourtant pas un en lui-même. Si. Peut-être. Il ne savait plus. Que ce "Temps" aille au diable, tiens. Qu'il brûle en enfer. Qu'il cesse une bonne fois pour toute, ou qu'il continue d'égréner son sable d'or, sans faire ces sauts interminables sur lui-même.

"Tu comptes rester longtemps à te geler ici ? C'est pas comme si j'avais l'envie d'enterrer un cadavre."

Un cadavre de plus.

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Wendy
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Ven 3 Nov - 15:44


La descente

Aux enfers

Get Dunked On. Les gens savent vraiment où ça fait mal. Est-ce la première fois qu'il la regarde s'effondrer sur elle même ainsi ? Pourquoi tant d'égoïsme... En se demandant cela, elle se parle à elle même. Elle en demande trop à cet être torturé. Alors, comme une enfant battue, elle continue de sourire. Pourtant elle ne peut révulser ses larmes. Elles perlent en silence le long de ses joues. Je ne suis pas une enfant. Songe-t-elle sans même remarquer que son âme vibre tant de colère que de... Déchéance. L'animal se tient toujours là. Elle se perd dans sa propre âme. S'y noie. Elle suffoque et ne peut le supporter. Elle se demande si elle doit parler. Ou si c'est juste un pas de plus vers sa propre autodestruction.

- Tu es.. Un idiot. Souffle-t-elle en ne cessant de grelotter. Je reste là si j'en ai envie. Tu veux enterrer un cadavre ? Vas y, ne te gêne pas. Dit elle, littéralement hors d'elle. On dit que les mots sont parfois très douloureux, c'est la vérité, car Wendy a déjà perdu, entre ses révélations et la méchanceté -si on puis s'exprimer ainsi- du squelette, une bonne poignée de ses points de vie.

Elle sent son âme, à l'intérieur d'elle même. Elle suit la même boucle. Le même cheminement contre elle même.
Mercy.
Mercy.
Mercy.
Mercy..
Mercy...
Mercy....
Mercy.....


Wendy se sent choir. Son âme brûle, de froid. Littéralement. Tel une supernova qui implose, elle se consume vivante, dévorée d'un torrent de dévastation.

- La morveuse s'appelle Wendy. Sans. Et je n'ai PAS mérité pareil insulte. J'en ai assez d'être traitée ainsi, je... Elle n'a jamais fini sa phrase. Elle commence à avoir du mal à respirer. Elle décide d'arrêter de parler. Toujours loin de se douter du brasier bleu cyan qui embrase presque sa fourrure. Sa magie de l'air l'enveloppe. Mais l'air y est encore plus froid. Elle joue avec sa propre vie comme avec un vulgaire ballon de baudruche. Et ça lui plait. Beaucoup.

Je (oui, c'est volontaire) veux rester. Jusqu'à la fin. Et voir ce qu'il peut me faire, de la mort à l'amitié, je veux TOUT voir. Et je sais que je suis déjà passée par là.

La Pandorica implose et libère les souvenirs prisonniers. Ca fait très mal de se rappeler s'être altéré sa propre mémoire pour ne plus vivre se cauchemar.

Pourtant maintenant, ce squelette me tourne le dos et me fuit tant qu'il semble me haïr. Mais j'ai pas envie de rester toute seule. J'ai peur dans le noir. J'ai mal à la tête et meure de froid. Mais de chaud aussi. La douce mélodie fredonne ses airs. Elle meure dans ma magie, je ne sais pas si je suis en train d'halluciner ou si c'est vrai.

Re re do re do re mi, mi re do re do re do re do si do...
-
Rolling Girl

Ca tourbillonne dans ma tête et me rend folle. J'entend mon cœur battre. Chacun de ses coups me fait affreusement mal. Mon âme vibre de toute sa douleur et de toute la haine qu'elle peut dégager. Toujours avec les mêmes messages. Ne me laisse pas. Je t'en pris ne me laisse pas.

- Je veux pas rester toute seule... Je suis désolée. M-mais tu sais, je me rend bien compte que tu souffres plus encore que moi de cette s-situation. J'suis pas détective, je me contente d'observer et d'imiter mon père à défaut qu'une quelconque personne ne fasse enfin attention à moi, comme si j'étais pas qu'un- OH ON S'EN FOUT ! Sans, tu sais ce qu'il va se passer non ? Alors pour-...J'allais abandonner. L'anomalie (volontaire là encore) se disait que ce petit être ne valait pas le coup de se faire du mal. Fais en sorte de changer, regarde ce qui p-peut différencier, ce qui... VIE MERDE ! CESSE DE T'AUTODETRUIRE ! T-tu as un frère, tout Snowdin t'adore. Je me rend compte que l'émotion fait vaciller ma voix vers des aiguë insoupçonnés.

Contre toute attente, à la fois je déteste Sans car il a tout ce que je n'ai pas. Mais en même temps... Je veux qu'il vive. Qu'il sorte la tête hors de l'eau pour de bon et qu'il vive.

Ma magie soulève la neige et mes cheveux dans une faible danse. La dernière danse. J'ai beau garder la tête haute, j'ai beau espérer, j'ai beau vouloir, j'ai toujours aussi peur. Je ne me suis jamais sentie aussi seule. Mais j'ai pas envie de rentrer. Je veux pas revoir la surface. Je veux revoir ma sœur. Ma mère. Mon père, mon VRAI père. Pas ce Monstre qui perd un peu plus la raison à chaque minutes. Sentir ne serais-ce que la main de Maman dans mes cheveux, ne cesser de les ébouriffer. Mon père qui me raconterait ses histoires. Ma complicité avec Amélie. Juste la prendre dans mes bras une dernière fois.

Tout ceci est loin. Plus je m'y accroche. Plus je sombre dans un océan de douleur qui m'étouffe un peu plus à chaque seconde. J'ai peur de ne pouvoir me relever un jour. Cette danse prend un tourment fatale. Et je n'ai malheureusement ni partenaire ni public. Pas d'applaudissements. Rien. Je suis seule. Dans le noir. Perdue à jamais. A pleurer pour qu'on m'aide.

Dans une vague cristalline, je levai mes iris vers les siens. J'ai pas envie de le laisser tout seul. Ma chute s'achève. Je sors de mes pensées. J'ai peur de sa réaction. S'il doit me frapper, qu'il le fasse. Au moins cette danse cessera de me torturer à l'infini.

- En vérité... Tu te fiches pas mal de ce que je peux penser. De toi comme de ce monde. Tu te fiches que je sois un Monstre, un humain, ou les deux mélangés dans un parfait cocktail Molotov qui tourne en boucle sans jamais s'arrêter. Tu te soucis de toi, de ton frère. Et c'est déjà pas mal n'Est-ce pas ? N'importe qui trouverait ça égoïste et incroyablement hypocrite. Mais n'importe qui n'est pas toi, ni moi.

Je passe une main sur mes yeux. Je m'attendais à ce que ça cesse. Mais non. Pour bien me donner un air encore plus démunis, je n'arrive plus à m'arrêter de pleurer.

Je veux en finir.

Que tout continue.

Ou que tout cesse.

...

Pitié... Ne me laisse pas seule...

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Sans
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Ven 3 Nov - 17:05
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Sans était un égoïste. Un pur égoïste. C'était vrai, il ne pensait qu'à lui, et à son frère. Point final, retour à la ligne, recommencement. S'il s'attache à quelqu'un d'autre, tout risque d'encore mal finir. Et le temps viendrait les rattraper de toute façon, la danse viendrait engourdir leurs âmes et ferait valser leurs vies à souhait. Les larmes de la fillette en face d'elle ne lui font rien en apparence, le désespérent mentalement. Il était sans coeur, à faire pleurer des enfants. Il aurait voulu réduire son sourire pour le faire plus chaleureux, mais il n'y arriverait pas. Alors il avait laissé sa grimace énorme prendre son visage, il ne pouvait pas dégager cette esquisse qui se nommait trouble-fête en l'occurence. Sans aurait bien voulu arracher son sourire, comme l'on pu arracher une simple feuille de papier, le déchirer comme l'orage brise le ciel, et le lancer au loin, comme l'une de ces boules de neiges lors des batailles qu'il eût pu faire avec Papyrus. Il aurait voulu, même si cela aurait du déformer son visage, coudre ce stupide rictus qui le couvrait, tel un masque.

Ses orbites noires, dont le blanc de ses pupilles s'affaiblissait, continuaient de fixer avec austérité la fillette. Un idiot, il en était un, elle n'avait pas faux. Il était un idiot pour tout ce qu'il avait pu ne pas faire. Un idiot pour ne pas profiter de la vie comme les autres. Un idiot pour se voiler la face ainsi. Un idiot tout court. Un idiot. Elle allait rester là jusqu'au bout, la morveuse finalement. Elle ne voulait pas bouger, elle était beaucoup trop bornée pour ça. A sa place, Sans aurait déguerpi et serait allé dormir ailleurs, à l'abri des regards. Elle sortait ses mots, comme le flux d'eau liquide sortait des robinets de l'évier où Papyrus était attablé pour cuisiner ses spagetthis si spéciaux. Elle parlait, elle souffrait en même temps. Le testait-elle ? Attendait-elle qu'il le sauve, qu'il montre une facette positive de sa personnalité ? S'il en avait une, elle était probablement enfouie, et ce n'était pas aux premiers inconnus qu'il le montrerait.

La morveuse s'appelle Wendy, Sans.

Oui, il le savait, elle le lui avait dit. Mais comme un enfant appelait sa mère par "maman", lui appelait les mômes de bas-âges par de tels surnoms. Ce n'était pas spécialement pour elle, ce n'était pas parce qu'elle était différente ou quelconque sottise qu'il la désignait ainsi. Pour lui, un mioche restait un mioche. Un être avec un coeur transpercé d'une naïveté absolue, doté d'une innocence complète et d'une conscience puérile, sans expérience, sans passé. Mais celle-là en avait dans la caboche, elle n'était pas une mioche à part entière. Elle réfléchissait, enfin elle en avait l'air, parce que rester ici en plein froid n'était pas forcément un comportement réfléchi et avancé.

Sans l'observait avec plus d'entrain désormais, il ne savait pas quoi faire. Il la regardait dans son mal-être, sans émotions apparentes. Il ne bougeait pas, attendait. Qu'allait-elle faire ? Quel but voulait-elle atteindre ? Le petit squelette frictionna un bout de son anorak bleu dans le bout de ses doigts sans chair. Il frottait, comme ferait une personne pour se donner chaud. Il aimait bien la sensation du tissu sur ses os, c'était agréablement rassurant, pour un temps. Voilà qu'il se distrayait pour ne pas avoir à culpabiliser sur le sort de la gamine. Frotte-frotte, frotte-frotte, faisait son manteau entre son pouce et son index. Sans traduisait cela comme des paroles rassurantes. Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas, couinait le tissu bleu.

Elle était désolée. Désolée de quoi ?
Il souffrait plus qu'elle. Et alors, qu'est-ce que ça lui faisait, elle n'était pas à sa place ?
Elle imitait juste son père. Cette information avait pour but de l'intéresser ?
Il savait ce qui allait se passer. Pouvait-il seulement faire quelque chose ?
Elle voulait qu'il change, qu'il vive. Pour tout détruire après ?
Il avait un frère, Snowdin l'adorait, il devrait être heureux pourtant. Il ne l'était pas.

Sans était noyé de toute façon. Noyé, et il n'arrivait pas à nager. Il avait peut-être appris, on le lui avait peut-être enseigné. Mais là, il ne se souvenait pas de comment il fallait battre des jambes, de comment ses bras devaient bouger pour exercer les mouvements necessaires. Il était engourdi, son corps était engourdi. Son esprit aussi. Même si le courant d'eau dans lequel tu avances est boueux, si tu sais nager et que tu restes déterminé, tu arriveras à t'en sortir. C'était une belle avance, le flux aqueux dans lequel il était, était constitué en grande partie d'algues et de terre, de façon à le retenir à jamais sous l'air. De façon à que l'oxygène d'une vraie vie n'arrive pas à entrer dans ses poumons. Puis, nager, il ne savait plus nager. Plus depuis que ... Nevermind. Stop. Il voulait que ça s'arrête. La gamine s'était époumonée pour lui, pour lui demander de vivre. Et il ne suivrait pas ses conseils. Il avait cessé d'obéir aux gens. Il n'obéissait qu'à lui-même et au Temps. Il était pris dans cette valse hydraulique depuis trop longtemps pour en sortir. A croire qu'il n'était pas aussi déterminé qu'il pouvait le faire penser ...

Des fois, les ancres des paquebots plongeaient dans l'eau, les cannes à pêche des pêcheurs fusaient l'air pour entrer en contact avec la surface aqueuse, et les filets de certains bateaux piquaient une tête dans le liquide pour repêcher des poissons. Mais c'était des poissons qu'ils repêchaient. Pas des monstres. Pas des petits squelettes aux grands sourires qui frisaient le ridicule. Pas des stupides êtres aussi moroses et las que la couleur de leurs orbites. D'ailleurs, la lueur blanche qui avait tantôt illuminé ses yeux avait disparu. Sa posture était droite, sérieuse, autoritaire. Il ne voulait pas empiler un nouveau corps sur le tas de cadavre qu'il avait pu voir défiler. Son sourire brisait ironiquement son austérité. Beaucoup auraient ri, mais c'était cruel pour la personne qui le possèdait. Sans était bloqué avec ce sourire, ce sourire qui ne voulait pas partir. Ce n'était pas drôle, c'était stupide d'en rire. Il était forcé d'esquisser cette grimace, elle ne disparaîtrait jamais. Jamais. Contrairement à toutes les choses, ce sourire était le seul souvenir d'une vie passée. C'était un des seuls vestiges du Temps.

Tiens, le cruel Temps a eu la gentillesse de lui laisser quelque chose pour s'accrocher à son désespoir. Un sourire, douce ironie ...

La Vie fait mal. Dans le présent, dans le passé et dans le futur ; à tous les temps. La danse qui mélange le Temps et la Vie froisse, âbime, gifle, détruit sur son passage immortel. Et le Temps ricane, le Temps chuchote de son ton mielleux :

Quels imbéciles !


Et la Vie à ses côtés lui reproche d'être trop dur envers eux. Mais le Temps a l'emprise sur la Vie, c'est lui le maître. Il se fait obéir, il n'obéit à personne.

Apparemment, Wendy avait repris ses esprits. Elle avait du souffrir. Sans se prit à lui offrir une part de sa pitié en voyant ses larmes couler abondamment sur ses joues, telles de petites perles d'eau gouttant sur le rebord de l'évier. Encore cet évier. Encore ce robinet. Encore cette eau. Les iris de la jeune fille lui rappelaient la clarté de cette surface aqueuse. Elles vinrent encore une fois à la rencontre de ses orbites vides, dépourvues de cette lumière qui avait disparu le temps de cette mascarade.

N'importe qui trouverait ça égoïste et incroyablement hypocrite. Mais n'importe qui n'est pas toi, ni moi.

Sans aurait voulu montrer l'effet que ces phrases lui faisait, mais il ne pouvait pas de toute façon. Aussi bien mentalement que physiquement, il restait le même, ne pouvait pas changer ce rictus horrible. Il s'énervait contre lui-même, s'énervait contre cette inaptitude à montrer autre chose qu'un stupide sourire.

"Tu veux que je t'appelle Wendy, c'est bien ça ? Et bien laisse-moi te dire Wendy : tout n'est pas aussi fluide et facile que des mots, tu devrais le savoir, tu es perspicace. Si je devais me soucier du monde entier, je n'en finirais plus. Je n'aurai pas le temps."

C'était le mot qui eût le plus fâché Sans lui-même. Le Temps devait toujours surgir, et c'était injuste.


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Merci Doc' !
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Wendy
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Ven 3 Nov - 18:02


La descente

Aux enfers

La petite âme rouge sombre apparaît. Sombre de tout mon mal être. Qui continue d'encore et toujours épargner. Il est temps pour moi de rompre cette clémence. Celle que je m'auto administre. Celle de ne plus penser à tout ça. De ne pas forcément réagir quand on me fait du mal. Quand JE me fais du mal. Un combat se lance. Celui contre moi même. Tandis que je m'avance dans la neige, glacée jusqu'aux os, je fais mon choix.

Fight.

Je ne dois plus nier les évidences.

Je suis faible.
Essayer de devenir amie avec qui que ce soit est inimaginable.
Avec ce squelette plus encore.
Essayer de le sauver est risible.
Oui, je suis malheureuse.
Et je le suis depuis si longtemps que ça m'est égale.
Je dois renoncer. Quel qu'en soit le prix.
Je ne révérais plus ma famille.  
Je suis piégée à jamais. D'une boucle temporelle. Condamnée d'un corps d'enfant qui ne sait vieillir.

La petite âme vacille tandis qu'elle atteint son but. Je viens de m'auto-attaquer. Je ne pensais pas ça possible. Il me restait 10PV sur mes 20 habituels. Je suis à présent réduite à 1PV. L'âme est fragile. Elle tremble. Je me demande si elle a froid, comme moi ou si elle a juste peur que je m'inflige le coup de grâce.

J'ai abandonné. Abandonné toute résistance à la vie. La danse a eu son dernier raccord. Mais la musique défile toujours. Maintenant, chaque fois que je souffrirais, je repenserais à cette journée. A ce squelette. Et j'abandonnerais l'idée de me relever.

Epuisée, je m'avance et entour l'entité de mes petits bras blancs. Je ne peux pas faire le tours de sa cage thoracique avec mes bras, mes doigts se sont accrochés à son anorak. Il est aussi glacé que moi. Et c'est un squelette. Moi techniquement, une créature faite de sang chaud.

Je n'ai plus peur. J'ai envie d'au moins lui offrir ce choix. Ou il survit et moi avec, ou il m'achève. Je peux parfaitement comprendre sa détresse et ça m'est insupportable.

Pourtant, j'ai déjà fais ce choix. Celui de renoncer. Mais cette fois. Pas de mutilation volontaire. Pas d'altération de ma mémoire. Juste... Abandonner. Rendre les armes. Et Mourir ou m'en sortir, sans que ce choix soit le mien.

Ma danse macabre s'achève. J'ai du mal à respirer et je ne vois toujours pas comment j'ai pu me blesser moi même de l'intérieur. Pourtant, ma magie s'effondre autour de moi. Tout mon mental s'effondre sur lui même.

C'est égoïste. Mais je m'en fiche. Si je ne peux même pas devenir amie avec quelqu'un, autant que tout se termine avec le juge.

- Je suis désolée. Soufflais-je.

Pourquoi je devrais être désolée ? Je n'en sais rien. Je me suis excusée sans que ça n'ai du sens.

Je sais pourquoi je suis désolée... Car je viens de me rendre compte d'une autre chose? Là, en serrant ce squelette contre moi. Je suis à moitié humains.. J'ai donc le pouvoir de reset, moi aussi... Si je meure peut-être que tout sera reset, et que je reverrais cette scène encore. Et Sans devra encore jouer celui qui ne sait pas. Inlassablement. Tel le pion du temps. Maître chanteur cruel et dictateur.

Je n'ai pas envie que le jeu soit reset. Je n'ai pas envie de lui faire du mal. Dieu seul sait combien de fois il a déjà vu ça. Je resserre encore un peu mon étreinte. Je n'arrive plus à retenir mes sanglots.

- Je suis désolée. Tellement désolée. Sanglotais-je d'une voix étouffée par le tissus.

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Sans
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Mer 6 Déc - 18:55
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Une rencontre squelettique

Sans surveillait. Encore. Toujours. Il devait agir, mais il ne le faisait pas. Le petit squelette aux fossettes toujours marquées pas son sourire immuable était une bombe qui ne tarderait à exploser, si on ne la désamorçait pas avant. La boucle de sa vie était invivable ; drôle d’antithèse, mais vraie antithèse. C’était quelqu’un sans aucun but pour ne pas voir tout se détruire, et avoir à tout recommencer. Compréhensible. Construisez un mur, prenez plusieurs centaines de jours de travaux acharnés, puis observez-le se détruire en à peine une seconde, regardez comment tout peut s’écrouler incontrôlablement. Ici, c’est pareil, ne faire rien pour ne rien perdre.

La ressemblance entre le début et la fin et flagrante, l’impression de folie vous taraude probablement. Une boucle. Une boucle qui retourne. Mêmes phrases. Peut-être un peu différentes quelques fois. Mais le sens reste le même. Vous savez, un texte prend vie lorsque son auteur le décide ; l’auteur de ce récit l’a peut-être enfin décidé. Passé, présent, futur … Quel temps utiliser pour traduire de telles actions ? Quel temps utiliser pour traduire une vie dénuée de temps, mais comptant sur lui à la fois ?

Sans est, était, serait toujours le même.

Sans surveillerait de nouveau. Il surveillerait quoi ? Une gosse se tuer elle-même. Le squelette saurait exactement quoi faire, peut-être même un peu trop bien. Mais il n’agirait pas. Probablement pas. Il serait aussi passible que lors de ses gardes à son poste, sauf qu’il ne serait pas assis, il serait debout. Et ce ‘debout’ ne traduirait pas correctement l’état ‘effondré’ dans lequel il est, était, serait. De toute façon, personne ne viendrait gratter sur la vieillesse et ladite sagesse de ses os pour voir ce qu’il se cache derrière. La prétention le sauve, sauvait, sauverait toujours. Toujours.

La neige blanche était partout. Elle l’est. Le serait toujours.
La gamine avait un bon fond. Elle l’a. L’aurait toujours.
Sans était un imbécile. Il l’est. Le serait toujours.

La neige continuait de tomber. Elle continue. Continuerait toujours.
Elle s’obstinait. Elle s’obstine. S’obstinerait toujours.
Il écoutait juste. Il écoute. Écouterait toujours.

Et la boucle temporelle était là. Elle l’est maintenant. Et le serait toujours. Cruelle boucle. Infernale boucle. Les choses comme toi devraient brûler en enfer. Les choses comme toi ne devraient pas exister.

1 PV.

La musique défilait, toujours.

I was, I am, will be.

Elle l’enlaçait ? Elle l’entourait ? Il ne répondait pas à ce geste. Il restait glacé, comme toujours. La gamine était glacée, mais ce n’était pas son problème. Il aurait peut-être fait preuve de sarcasme dans une autre vie, en blaguant sur le fait que la petite s’accrochait à son anorak comme si sa vie en dépendait, mais c’était comme si elle en dépendait vraiment.

I was, I am, will be.

« Je suis désolée. »

Elle pouvait l’être, après tout. Elle pouvait lui dire autant de fois qu’elle le voulait également. Cela ne changerait rien à la donne, à ce qui avait pu être fait.

I was, I am, will be.

Le pouvoir est corruptif. Le pouvoir fait mal. Et ce pouvoir dévastateur n’échappait pas à la règle.

I was, I am, will be.

Elle serrait. Il ne bronchait pas, ne répondait pas, ne rendait pas l’étreine ; il était vide.

I was, I am, will be.

Un sanglot, un soubresaut, quelques larmes qui souillent son éternel anorak bleu.

I was, I am, will be.

« Je suis désolée. Tellement désolée. »

I was, I am, will be.

Les orbites
Noires
Se ferment.

I was, I am, will be.

Un souffle
Souffrant
Chuchote.

I was, I am, will be.


« Continue de tourner,
Wendy,
La partie ne s’arrêtera pas ici.
 »


I was, I am … and always will be.


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Merci Doc' !
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Wendy
Anomalie
Mer 6 Déc - 20:53


Une enfant

Croche noir croche noir.
Croche noir croche noir.
Grosse caisse, caisse claire.
Grosse caisse, caisse claire.

Le cœur de Sans bat normalement. Son âme est si petite et si fragile. Mais ce qui bat contre le front de Wendy, c'est un grand cœur remplit d'une certaine détermination.

Comme une petite fille qui obéit docilement à son frère ainé, Wendy continue de tourner. Elle tourne et tourne encore. Elle roule sans jamais s'arrêter, elle retient sa respiration et roule aussi loin que sa force la portera.

1HP.
Il en a un. Juste un. Un petit. Minuscule HP. Comme elle désormais. Sauf que lui, tel un majestueux glacier, se tient en face d'elle. Tandis que la calotte glacière qu'elle est se détache et s'effondre dans l'océan. Elle part à la dérive. Se perd dans les méandres des chemins qu'elle a déjà vu.

Flee. Ce fut le choix de Sans. Ne la laissant pas répliquer. Cela était-ce par peur qu'elle ne le tue ? Ou bien juste pour fuir ses responsabilités ? Du bas de son point de vie, elle peut presque toucher l'âme du squelette. Est-ce parce qu'elle est en train de mourir, ou juste parce qu'elle a laissé le choix de sa propre vie entre les mains d'un parfait étranger ?

Etranger. Ahah.

Roule roule, fait la petite âme. Elle roule vers la colline.

1HP.

Roule... Roule...

C'est tout ce qu'il lui reste. Un malheureux point de vie. Celui qui s'envole de lui même.

Roule roule, belle âme, tendre et douce.

Ce chemin là, elle l'a déjà vu. Plusieurs fois.

La première fois, il a juste posé une main sur son crâne, les yeux sombres. C'était la première fois qu'il voyait ça.
La seconde, elle a été tuée. Mais elle n'a rien fait. Aucun choix. Rien. Ca c'est remis automatiquement au matin de sa mort.
Après, ce fut les deux solutions au hasard. Jusqu'à arriver à celle-ci. Ou ce squelette a vu cette scène tant de fois que ça ne l'atteint plus, de voir une enfant se tuer.

Elle l'a haït.

Elle a fait une pause.

Continuant de rouler, aussi loin que ses forces l'ont portée.

Elle est revenue.

Elle continue de rouler toujours plus loin. Avec toujours plus d'épuisement.

Un choix, flottant dans un coin de son œil. Brillant d'un jaune menaçant. Elle l'a déjà vu, ça aussi. La première fois, elle n'a rien choisit. Le temps c'est reset tout seul quand elle a succombé à sa propre détresse. La seconde fois, elle a fait "continue". Mais rien n'est arrivé. A part un nouveau reset.

Elle roule. Et roule encore.

Elle ne l'a pas. Ce pouvoir.

Mais elle paye quand même.

Imbécile.

Il lui en veut. A elle personnellement. Alors qu'elle n'a rien fait. C'est une enfant. Prisonnière d'un sort qu'elle a voulu déjoué.

Elle l'a haït.

« Continue de tourner,
Wendy,
La partie ne s’arrêtera pas ici. »

La voix d'un être consumé par la souffrance. Faible. Inaudible. La voix d'un mort.

Tremblante, Wendy s'écarte. Regarde le roc infranchissable en face d'elle. Un reflet se brise et se reforme. La glace se fissure. Elle se brise lentement. Elle s'effondre sur elle même.

- Imbécile. Miaule-t-elle, agressive.

La roulade s'intensifie. Elle s'éternise. Mais elle en réalité, elle ne s'arrêtera jamais.

Innocente. Naïve. Wendy est et restera une enfant. Elle vient de le comprendre. Et elle veut faire quelque chose qu'elle n'a jamais fait auparavant.

Hors d'elle, la chatonne provoque l'âme du squelette. Elle sait ô combien ce juge peut avoir raison d'elle. Et ceux des pires manières qu'il soit, les plus douloureuses possibles. Il faut bien passer ses nerfs. Hein Sans ? Même si c'est qu'un mioche. Le tuer si on en a envie.

Ce bloc effondré. Elle l'a détesté comme jamais elle ne l'avait détesté avant. Est-ce que lui aussi, la déteste à ce point ?

Cette pensée achève la roulade. L'âme se relève. Fière et noble. Wendy regarde son "adversaire". La mélodie lance une déferlante dans ses oreilles. Wendy fixe cette âme. Blanche. Si fragile.

- Tu es vraiment... Un bel enfoiré. S-Sans. Ses jambes ne supportent plus son poids. Elle s'effondre à genoux dans la poudreuse et répète la même valse.

1,2,3
1,2,3
1,2,3

Le combat s'achève sans qu'aucune action ne soit menée. "Mercy" fit la fillette malgré tout, dans le vide. L'enfant est emplie de... De détermination. La détermination d'épargner cet espèce d'ordure. Apaiser une enflure qui n'hésite pas à faire souffrir un enfant. Sauver un monstre qui a abandonné son frère à son propre monde de solitude. Sans reconnaissance. Sans existence.

- Tu es un idiot et un enfoiré. Dit elle, plus calme. Pourtant son âme flamboie de la compassion qu'elle a toujours eu pour cette petite âme blanche, brûlant de déchéance. La compassion l'envahie, elle chérie cette âme si fragile et si forte. La protège et s'y accroche comme si c'était la sienne.

La douceur d'une enfant. Brulant d'une infinie compassion pour une âme qui l'a déjà blessée. Pourquoi ne pas renoncer ? N'Est-ce pas là de l'égoïsme ? Non, c'est de l'acharnement. Comme un médecin qui prend le défibrillateur pour sauver un patient.

C'est ce qu'elle veut. Sauver.

Elle ne veut pas torturer. Elle ne l'a jamais voulu.
Elle a roulé encore et encore, courant après Sans, roulant encore plus vite qu'elle. Le glacier n'est pas aussi fort qu'il en a l'air. Il c'est déjà effondré. Mais il est toujours là. Solide et mystérieux.

Le juge de l'Underground.

« Continue de tourner,
Wendy,
La partie ne s’arrêtera pas ici. »


La voix d'un être consumé par la souffrance. Faible. Inaudible. La voix d'un mort. Wendy tressaille. Elle veut le sauver, mais elle a à nouveau échoué. Est-t-elle déterminée à essayer encore et encore de le sauver, quitte à échouer à chaque fois ? Et à le suivre dans sa descente aux enfers ? Pourquoi pas ? Après tout, qu'Est-ce qu'elle a de mieux à faire ?

Eheh..Eheh..Eheh. N'est-t-elle pas morte ? Elle aussi ? Depuis bien longtemps, abandonnée à son sort et condamnée à être délaissée éternellement ? Condamnée à faire face à cet enfer. Pour toujours.

- Tu m'as haïe et rejetée alors que je voulais juste t'aider. Tu m'as même entrainée avec toi dans ta chute. Abruti, tu pensais RÉELLEMENT que j'allais faire une chose aussi cruelle que de reset, encore et encore, jusqu'à te rendre fou ? Tu ne l'es pas encore, mais tu le deviendras, n'importe qui le deviendrait. Mais qui que ce soit, ce n'est pas moi. Et tu le SAIS ! Alors pourquoi t'acharner sur moi ? He ?!

Il s'en fiche pas mal de ce que je peux essayer de faire pour lui. Songe Wendy, en proie à une nouvelle danse de la roulade.

Elle recommence déjà sa ronde infernale.

- J'ai essayé de te sauver. Alors que tu étais un parfait inconnu. Pourquoi ? Pourquoi j'ai eu envie de te sauver ? Ce n'est que de la compassion. Une immense compassion. Mais j'ai échoué? Pourquoi j'ai toujours échoué ? J'ai essayé, pourtant. J'ai vraiment essayé. Souffle-t-elle comme pour elle même. Pourtant, elle attend une réponse. Elle miaule dans le vide. Fixant juste le panache blanc qui s'échappe de ses babines pour briser le silence de mort. Face à nous, les acteurs du ballet, mort et temps, s'inclinent et recommencent encore une fois leur ronde. Une merveilleuse valse. Macabre. Mais si merveilleuse. Wendy pourrait presque la toucher. Elle se demande si elle n'est pas en train de mourir.

La mélodie se déverse dans sa tête dans une valse dans fin. Les notes dansent avec les filaments de sa santé mentale comme avec les ficelles d'un pantin.

Lonely girl wa itsu made mo. La petite fille est piégée d'une boucle de solitude sans fin.
Todoka nai yume mite. Il y en face d'elle ce mirage, comme un rêve, qui s'autodétruit et se désagrège. La laissant seule. En proie aux ténèbres.
Sawagu atama no naka wo. Il y a en elle un vacarme éternel.
Kakimawashite, Sa tête tourne et roule.
Kakimawashite. Roule et roule encore.

" Mondai nai " to tsubuyaite, "Tout va bien" dit-elle
Kotoba wa ushina wareta ? Est-ce qu'il peut entendre ce qu'elle dit ?
Mou shippai, mou shippai... Elle a encore échoué. Elle échoue toujours. Elle a toujours échoué. Elle échouera toujours.
Machigai sagashite ni shimawareba. Elle a beau essayer, rien ne marche.
Mata mawaru no ! Elle se retrouve encore au fond de cet enfer !

Mou ikkai, mou ikkai. Encore une fois, encore une autre fois.
" Watashi wa kyou mo korogarimasu " to. "Je veux rouler et rouler encore", c'est
Shoujo wa iu, shoujo wa iu. Ce que dit cette fille, ce que dit cette fille.
Kotoba ni imi wo kanadenagara ! Tout en jouant avec ses métaphores et sa musique !

" Mou ii kai ? " "C'est fini ? Ca y est, c'est fini ?"
" Mada desu yo, mada mada saki wa mienai no de " "Continue de tourner Wendy, la partie n'est pas encore finie."
" Iki wo tomeru no, ima ! " "Dans ce cas, je retiens mon souffle et j'y retourne, et maintenant !"

Rolling girl no nare no hate Rolling Girl arrive à la fin du chemin
Todoka nai, mukou no iro Elle n'a toujours pas réussi. Elle a abandonné.
Kasanaru koe to koe wo Mais les espoirs se superposent les uns sur les autres.
Maze awasete, maze awasete. Elles se mélangent et s'effondrent, se mélangent et s'effondrent.

" Mondai nai " to tsubuyaita. "Tout va bien" murmura-t-elle.
Kotoba wa ushinawareta. Elle a désormais perdu tout ses mots.
Douanatta tte indatte sa ? Que doit-t-elle faire pour que tout s'arrange ?
Machigai datte okoshichao uto sasou, sakamichi Même toi, tu m'invites à rouler !

Ah... Mou ikkai, mou ikkai. Ah encore une fois, juste encore une fois.
" Watashi wa douka korogashite " to, "Puis-je rouler une dernière fois ?" c'est,
Shoujo wa iu, shoujo wa iu. La fille a demandé, c'est ce qu'elle a demandé.
Mukuchi no imi wo kasane nagara ! Comme si elle touchait enfin son but du bout du doigt !

" Mou ii kai ? " "Tu peux encore tourner ?"
" Mou sukoshii, mou sugu nanika mieru darou to." "Encore un peu, je vais bientôt voir quelque chose."
" Iki wo tomeru no, ima ! " "Ainsi, je coupe ma respiration et continue de rouler, et maintenant !"

Elle veut sauver cette personne. Mais comment sauver quelqu'un alors qu'on ne peut pas se sauver soit même ?

Lonely girl a touché la ligne de fin. Elle sourie. Un beau sourire. Sincère et déterminé.

Si ce n'est jamais arrivé, je peux encore lui montrer des choses qu'il n'a pas vu. Et si je gagne suffisamment de détermination, la sauvegarde sera à moi, et fini les resets.

Fini de rouler. Wendy se lève. Elle ne sait pas pourquoi, mais si on épargne quelqu'un alors qu'on croit qu'elle est à l'origine de tout nos malheurs, c'est pas simplement par fuite. En tout cas elle l'espère.

Wendy smile. Wendy filled her soul with compassion.

- Quand je te vois comme ça. J'ai presque envie d'abandonner aussi. De me laisser faire, tel un pantin. Sans. Le temps déchire ton âme en un milliers de petits morceaux. Tu te relèves, mais tu ne te bas pas. Je sais que c'est un ennemi bien plus fort que nous mais.. Si moi, un mioche, accepte de relever le défit de vivre, et ceux sans aide, sans rien, m'ayant fait volé absolument tout ce que j'avais.. Pourquoi toi, squelette millénaire, qui a tout pour être heureux, ne relève pas ce défit ? Murmure la petite fille en plongeant, littéralement, dans les abysses sans fond de ses orbites noires de jais. Elle y voit plein de couleurs. Du rouge. Sa détermination. Un bleu cyan. Ce bleu cyan. Un noir de ténèbres. Un sourire squelettique persévérant et naïf. Papyrus.

* You're filled with the DETERMINATION to save him.

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